Présentation

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Sachant que le développement du tourisme en Tunisie
a d’abord été une opportunité économique,
puis un choix,
enfin une nécessité pour son avenir,
la diversification du tourisme
doit contribuer à la durabilité des projets...
quel tourisme pour l'avenir: culture, luxe?

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Après Dubaï Holding qui, a la fin du mois de mars, a acquis 35% du capital de Tunisie Telecom, voila qu'EMAAR, un autre holding de Dubaï, veut investir près de 2.54 milliard de dinars (1.88 milliard de dollars) en Tunisie, pour la réalisation de la station touristique de Hergla, une station dont le chef de l'Etat avait ordonné la réalisation.
 
   
 
Il faut signaler que le président du conseil d'administration de la société EMMAR a présenté, le 14 avril 2006, au chef de l'Etat les différent composantes de la dite station.
A cet effet, EMAAR compte réaliser à Hergla un mégaprojet touristique. « Al Qoussour » (les palais), c'est le nom du projet qui s'étendra sur 442 hectares dans la région côtière de Hegla. Il comprendra notamment 4000 résidences, 6 hôtels de luxe, des centres de loisirs, 1 yacht club, 1 cité lacustre et 1 terrain de golf 18 trous (par 72).
La marina aura 400 points de mouillage et pourra accueillir les yachts de croisière, ce mégaprojet conçu pour satisfaire le style de vie d'une clientèle fortunée, devrait développer d'avantage l'industrie touristique Tunisiennes, la première de la rive sud de la méditerranée avec 6.4 millions de visiteurs et près de 2 milliards de dollars de recettes en 2005.
Rappelons que le groupe EMAAR passe par être le plus grand constructeur immobilier du monde. Un tiers de son capital est détenu par l'Emirat de Dubaï, un autre par les fondateurs privés et le solde flotte en bourse.
EMAAR est spécialisé dans le type de développement immobilier de luxe, dont le plus fameux est Borj Dubaï, le plus haut tour du monde dont le coût est estimé à 20 milliard du dollar.

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Lundi 17 juillet 2006
Culture de l'olivier et activité pastorale: un temps en suspension
Dans l'arrière-pays d'Hergla, sur une zone comprise entre la lagune (direction Chott Meriem) et le chott salé désertique (sortie autoroute hergla) s'étendent des plantations bien entretenues d'oliviers, bordées par des haies de cactus. Ces petites exploitations, d'où émergent les toits ronds et blancs des gourfas, descendent légèrement vers la mer, marquée la-bas par une bordure de résineux surplombant la route de la "falaise" ou les silhouettes lointaine des maisons du village. En suivant le petit chemin de terre, un moment derrière l'attelage lourdement chargé, il est facile de mesurer qu'ici le temps a une autre valeur: celle de la terre, des troupeaux d'ovins et des femmes et hommes que cette agriculture nourrit.
Savent-ils seulement ce qui se prépare, tout près, là au bout du chemin de terre?
Le bitume, le béton qui les amèneront à disparaître, tôt ou tard.
Alors, les nobles oliviers oublieront les moutons et les chèvres; au mieux trôneront-ils dans les jardins de ces nouveaux lotissements qui se profilent déjà...


Par ¤¤¤ - Publié dans : patrimoine, ressource
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