Présentation

Texte libre

Sachant que le développement du tourisme en Tunisie
a d’abord été une opportunité économique,
puis un choix,
enfin une nécessité pour son avenir,
la diversification du tourisme
doit contribuer à la durabilité des projets...
quel tourisme pour l'avenir: culture, luxe?

Texte libre

Après Dubaï Holding qui, a la fin du mois de mars, a acquis 35% du capital de Tunisie Telecom, voila qu'EMAAR, un autre holding de Dubaï, veut investir près de 2.54 milliard de dinars (1.88 milliard de dollars) en Tunisie, pour la réalisation de la station touristique de Hergla, une station dont le chef de l'Etat avait ordonné la réalisation.
 
   
 
Il faut signaler que le président du conseil d'administration de la société EMMAR a présenté, le 14 avril 2006, au chef de l'Etat les différent composantes de la dite station.
A cet effet, EMAAR compte réaliser à Hergla un mégaprojet touristique. « Al Qoussour » (les palais), c'est le nom du projet qui s'étendra sur 442 hectares dans la région côtière de Hegla. Il comprendra notamment 4000 résidences, 6 hôtels de luxe, des centres de loisirs, 1 yacht club, 1 cité lacustre et 1 terrain de golf 18 trous (par 72).
La marina aura 400 points de mouillage et pourra accueillir les yachts de croisière, ce mégaprojet conçu pour satisfaire le style de vie d'une clientèle fortunée, devrait développer d'avantage l'industrie touristique Tunisiennes, la première de la rive sud de la méditerranée avec 6.4 millions de visiteurs et près de 2 milliards de dollars de recettes en 2005.
Rappelons que le groupe EMAAR passe par être le plus grand constructeur immobilier du monde. Un tiers de son capital est détenu par l'Emirat de Dubaï, un autre par les fondateurs privés et le solde flotte en bourse.
EMAAR est spécialisé dans le type de développement immobilier de luxe, dont le plus fameux est Borj Dubaï, le plus haut tour du monde dont le coût est estimé à 20 milliard du dollar.
Mardi 17 octobre 2006 2 17 /10 /Oct /2006 09:00

Hergla, une médina sur la mer

 

Un vrai village de pêcheurs, sur le Sahel Tunisien : encore paisible... mais pas pour longtemps !

Le village doux et beau de Hergla était, on le croit ou pas, non mentionné par l'excellent guide planet pour la Tunisie. Ancien village aux origines berbère, vrai village de pêcheurs... ce qui fait venir ici les anglophones, par le bouche à oreille des concierges des palaces de Sousse et d'Hammamet, presque comme pour découvrir un petit secret. Les français connaissent un peu mieux l'endroit, 4 ou 5 familles ont élu domicile estival depuis des années car Hergla pourrait être, à pas grand-chose près du typique Sidi Bou Saïd, le deuxième village de charme de la "Riviera" tunisienne, bien que la plage encore sauvage, soit loin du niveau d'infrastructures de ses villes jumelles du nord et de sud (Hammamet et Sousse). La vie du village se déroule autour de la mosquée Sidi Bou Mendil et du mausolée de Leilla Hechria, qui jouxtent le cimetière marin. L'histoire veut qu'au Xème siècle, le pieux marabout Sidi Bou Mendil soit retourné de la Mecque à Hergla sur un tapis volant... La marche par les rues de la médina de Hergla est vraiment faite en juste 20 minutes - de la place de la mosquée jusqu'au château d'eau à l'arrière du village - et il y a peu de cafés et restaurants où vous pouvez vous arrêter et apprécier le moment à l'ombre, devant un thé... Mais vers le bas. les ruelles débouchent sur la mer et, la corniche s'apprécie depuis la terrasse du café surplombant le cimetière marin ou des arcades du café maure face au jardin public, sur la falaise.
 
En fait, lors de mon dernier passage en février 2006, j'ai noté 4 cafés et 2 restaurants (pas touristiques donc excellents) ! Le patron nous a fait griller un loup pêché du matin par son frère, le tout avec des légumes du jardin arrosés de jus de citron et d'orange. Pas de pain, pas de vin, 2 clients ce soir d'hiver et que du bonheur... L'activité des habitants se concentre sur la pêche et la productions d'objets artisanaux tréssés en alfa (roseau), quelques échoppes présentent ce travail d'artisanat local. On trouve aussi une petite épicerie et le matin, quelques vendeurs de fruits et légumes sous les arcades, au calme; seuls les appels à la prière animent cette douce quiètude...
Depuis peu, l'annonce de l'implantation à Hergla d'une nouvelle zone touristique de grand luxe et de grande envergure, a fait décoller les activités de promotions foncières et immobilières.
après le grand calme, bientôt la tempête?
Par ¤¤¤ - Publié dans : carnet voyageur
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mardi 17 octobre 2006 2 17 /10 /Oct /2006 08:54

Un café pas comme les autres

 

Siroter en terrasse, un thé à la menthe, avec vue sur cimetière... cela vous dérange ? pas moi !

Le café est à deux pas de la mosquée - au corner du bloc, dirait l'américain s'il osait s'aventurer là, tout seul en plein soleil d'islam. Mais, la dame qui tient ce café, n'a jamais vu d'américain sauf à la télé. Bon, imaginons qu'il sorte de sa télé - sans treillis ni M16 - franchisse le seuil en se fendant d'un "slama" ou d'un "labes" envers notre hôtesse : que découvre-t-il ? Un café pas comme les autres, avec des enfants qui sourient et s'affairent autour d'une citronnade, la cour d'une maison et la terrasse à l'étage. Disons qu'il aura de la place, il sera seul pour méditer sur la terrasse ombragée avec vue imprenable sur les dindons et les poules qui courent entre les tombes blanches... Alors, l'américain doté d'un sixième sens hollywoodien, vivra l'expérience la plus simple et importante de sa vie : se sentir seul et simple mortel, dans le bonheur et sous le soleil. Finalement, on est tous - à différents degrés - un peu comme l'américain; encore faut il en être conscient !
La dame vous proposera son thé avec ou sans pignons et amandes, le boga national, la citronnade locale mais jamais de pepsi-cola car il ne vient jamais d'américain.
Par ¤¤¤ - Publié dans : carnet voyageur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 17 juillet 2006 1 17 /07 /Juil /2006 23:13
Culture de l'olivier et activité pastorale: un temps en suspension
Dans l'arrière-pays d'Hergla, sur une zone comprise entre la lagune (direction Chott Meriem) et le chott salé désertique (sortie autoroute hergla) s'étendent des plantations bien entretenues d'oliviers, bordées par des haies de cactus. Ces petites exploitations, d'où émergent les toits ronds et blancs des gourfas, descendent légèrement vers la mer, marquée la-bas par une bordure de résineux surplombant la route de la "falaise" ou les silhouettes lointaine des maisons du village. En suivant le petit chemin de terre, un moment derrière l'attelage lourdement chargé, il est facile de mesurer qu'ici le temps a une autre valeur: celle de la terre, des troupeaux d'ovins et des femmes et hommes que cette agriculture nourrit.
Savent-ils seulement ce qui se prépare, tout près, là au bout du chemin de terre?
Le bitume, le béton qui les amèneront à disparaître, tôt ou tard.
Alors, les nobles oliviers oublieront les moutons et les chèvres; au mieux trôneront-ils dans les jardins de ces nouveaux lotissements qui se profilent déjà...


Par ¤¤¤ - Publié dans : patrimoine, ressource
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 15 mai 2006 1 15 /05 /Mai /2006 23:11

¤¤¤ Depuis 10ans, l'offre golf sur le Sahel se conjugue avec la thalasso; l'interêt n'est pas évident en zone hydraulique déficitaire ainsi qu'aux vues du peu de licenciés tunisiens - 1200 ¤¤¤

Construit en 1979 et agrandi à 132 Ha, ce 36 trous (par 144, 12 536 mètres) dû lui aussi à Ronald fream est un parcours de très haut niveau parmi les plus prisés de Tunisie. Pour mieux gère son succès, le golf s'est doté d'un service des réservation informatisé. Le parcours s'achève en bordure de mer et domine la ravissante station intégrer d'El Kantaoui. Location de matériel possible sur place. Voiturettes électriques, caddies, pro shop, Club house. Cours individuels. Green Fee : 40 DT/18 trous (d'octobre à mai), 30 DT (jui à septembre). Forfait 5 jours et 7 jours.
El Kantaoui Golf Course - Station touristique d'El Kantaoui 4080 Kantaoui - Hammam Sousse.

Depuis août 1994, Monastir dispose d'un deuxième golf, le Palm links. C'est un 18 trous championship par 72 (6 140 mètres) situe dans un terrain naturel des dunes et de palmiers auquel s'ajoute une école de golfs de 9 trous par 27 et un practice de 7 hectares à 360°. Il convient aux joueurs moyens.
Location de matériel possible sur place.
Voiturettes électriques, chariots, caddies, pro shop, club house, bar et restaurant.
Green Fee : 35 DT.
Golf palm links - B.P.216 - 5060 Monastir.

L'ancien golf flamingo de Monastir, 18 trous par 72 (6 140 mètres), est un parcours exceptionnel d'une grande technicité. Qui s'étage de vallons en étangs parmi des vestiges romains. Dessiné par Ronald Fream pour les golfeurs les plus exigeants, il peut cependant intéresser tous les niveaux grâces à ses cinq aires de départ par trou, ses 3 trous école et son practice.
Location de matériel possible sur place.
Voiturettes électriques, caddies, pro shop, club house, bar et restaurant.
Académie assurant stage d'initiation et de perfectionnement.
Green Fee : 40 DT.
Forfaits 5 jours ( 160 DT) et 7 jours (210 DT Tunisien).
Golf flamingo - route de Ouerdanine - B.P. 168 5000 Monastir.

Le golf Yasmine , mis en exploitation en 1990,, circule à travers les collines entre mer et forêt. Grâce à son vaste practice et à ces nombreux plateaux de départ par trou, ce golf de 18 trous championship (par 72, 6 062 mètres) et 9 trous école (par 30) s'adapte à tous les niveaux et offre une très grandes variété des coups. Il est géré par le groupe Magic Life.
Location des voitures possible sur place. Voiturettes électrique, Caddies ,pro shop, club house. Navettes gratuites depuis l'hôtel Club Manar. Green fee : 40 DT (basse saison), 45 DT (haute saison). Formules spéciales 3 jours (110/125 DT) et 5 jours (171/196 DT)
Golf Yasmine B.P 61 - 8050 Hammamet.

Le golf citrus, deuxième parcours de Hammamet, et l'un des plus fréquentes de Tunisie. Situer dans un espace de 173 ha d'olivier et des forets, il se compose de deux parcours championship contrastés de 18 trous par 72, " la foret " (6 128 mètres )et " les oliviers " (6 069 mètres), auxquels s'ajoute un 9 trou compact, " exécutive course " (par 28, 1 221 mètres). Il possède des plus grand driving range de Tunisie, 5 pitching greens, 5 putting greens et 120 tapis. Il convient à toutes les catégories des joueurs.
Location de matériels possible sur place.
Voiturettes, chariot, caddies, pro shop, club house.
Stage toutes l'année. Navette gratuite depuis les hôtels Abou Nawas, Aziza, Mediterranée, Phénicia, Sindbad, Africana.
Green fee : 43 DT (hôtel actionnaire), 48 DT (autres).
Citrus Golf Course-B.P 132 - 8050 Hammamet .
Les golfs Yasmine et Citrus ont été tous deux conçu par Ronald Fream.

Prochaines créations: golf d'Hergla



Par ¤¤¤ - Publié dans : le golf en tunisie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 15 mai 2006 1 15 /05 /Mai /2006 15:00
Aménagement touristique : évolution et perspectives
¤¤¤ De l’importance du tourisme dans les indicateurs du développement de la Tunisie,
aujourd’hui un « secteur moteur » et vital de l’économie tunisienne. Quelle a été l’évolution de l’aménagement touristique depuis l’indépendance jusqu’à
nos jours ?
Et quelles sont les perspectives de son développement ? ¤¤¤
 
 
 
L’aménagement touristique a connu 3 phases :
Le démarrage : 1959-1972
Le tout début est difficile. Cette phase peut être divisée en 2 périodes :
· La première période entre 1959 et 1962 :
Elle correspond à l’initiative de l’état qui a créé la SHTT (une société hôtelière
étatique qui a lancé le tourisme par la construction d’une série de grosses unités hôtelières
appelées Palaces, exemples : « Sousse Palace », « Skanès Palace »). C’est une série
isolée, parachutée parfois en pleine campagne, réalisée et gérée directement par l’état.
· La deuxième période entre 1963 et 1972 :
On assiste, alors, à un développement, tout azimut, sans aucun plan d’ensemble de
plusieurs embryons de zones touristiques à Tunis, Nabeul, Hammamet, Sousse, Monastir,
Jerba, Zarzis et Gabès. Un boom anarchique dû aux incitations prises en faveur du secteur
privé.
Cette phase est marquée par l’obsession de construire des hôtels isolés sans aucune
planification spatiale, ni équipements et infrastructures nécessaires.
Phase de la réorganisation : 1973-1981
Conscient des dangers l’état a cherché à organiser ce secteur et à planifier
l’aménagement de l’espace touristique littoral :
Par décret n°73-162 du 05/4/1973 les zones de Tunis-Nord, Tunis-Sud, Nabeul Hammamet,
Sousse, Jerba-Zarzis ont été classées zones prioritaires. Des plans d’aménagement leur ont
été préparés et approuvés.
L’état a pris en charge les infrastructures et a octroyé d’importants avantages aux
promoteurs. De même, pour assurer la maîtrise foncière l’état a créé en 1973 l’Agence
Foncière Touristique. Celle-ci, en tant qu’aménageur public, constitue l’une des originalités
de l’aménagement touristique tunisien.
Ainsi, jusqu’en 1980, l’espace touristique est demeuré essentiellement balnéaire et
basé sur l’hôtellerie classique : L’aménagement est de type linéaire sur le front de mer.
Ce modèle d’aménagement a parfois contribué à privatiser la plage et à rendre
difficile l’accès public à la mer. C’est donc, dans le cadre de la diversification et de
l’enrichissement du produit touristique, et pour sauvegarder l’accès public que le modèle
d’aménagement des zones touristiques a évolué vers une intégration et une diversification
des projets financés par des sociétés mixtes (Station El Kantaoui – Tabarka …). Ce modèle
a permis une occupation spatiale plus en profondeur ainsi que le développement de terrains
de golf, de sport, de ports de plaisance, et la mise en valeur du style architectural Arabo-
Musulman.
Développement du secteur : 1982-1998
Diversification du produit touristique
En fait, la diversification a commencé dans les années 70, mais elle est restée
modeste. Ainsi, face à l’essor du tourisme et encouragé par la réussite des stations
intégrées, l’état a cherché à diversifier davantage le produit touristique.
Des pôles de rayonnement, dans le Sud tunisien (Nefta - Tozeur - Douz - Kebili) et
dans le Nord-Ouest (Ain Draham…), ont été réalisés. Aussi, une nouvelle station intégrée
(Yasmine Hammamet) est en cours d’exécution. Calibrées à 15.000 lits et à plus de 300 ha
(chacune) les stations intégrées constituent des sous-ensembles notables du système littoral
tunisien.
Les objectifs recherchés par ces opérations sont :
· La promotion et la sauvegarde du patrimoine ;
· La participation au développement du Sud et du Nord-Ouest tunisien ;
· La diversification et l’enrichissement du produit touristique afin d’étaler, entre autres,
la saison touristique. C’est ainsi que l’Agence Foncière Touristique, en tant
qu’aménageur public, a été chargée de la réalisation de 6 terrains de golf, dont 4 sont
déjà réalisés : à Monastir en 1988 , Hammamet en 1987, Jerba en 1994, Tabarka en
1992 et 2 en cours à Mahdia et Tozeur.
La révision des plans d’aménagement
Le Ministère du Tourisme, par le biais de l’Agence Foncière Touristique a actualisé et
rendu cohérent la majorité des plans d’aménagement touristique sur le littoral tunisien, et ce
en concertation et en commun accord avec les collectivités publiques et les administrations
concernées.
Les objectifs de cette opération sont :
· La mise à jour et l’enrichissement de ces documents techn iques ;
· L’élimination des diverses contraintes surgies lors de l’application de ces plans ;
· L’augmentation de la capacité d’accueil par l’extension des zones et leur
densification.
En effet, la structure souvent linéaire du tissu hôtelier tunisien est gaspilleuse
d’espace. Sa densification est donc bénéfique à plus d’un titre :
· La récupération d’un espace précieux ;
· La rentabilisation des infrastructures existantes ;
· Le rassemblement d’une population touristique suffisamment nombreuse pour rendre
viables les équipements d’animation et de loisirs.
Suite à la réalisation et au fonctionnement des zones touristiques de 1re génération
ou dites classiques (Hammamet-Nabeul, Sousse, Dkhila-Monastir, Djerba), les leçons
montrent que les procédures adoptées (pour la maîtrise foncière, l’exécution des
infrastructures) ont été cohérentes. Par contre, la conception d’aménagement privilégiant le
zonage a surtout favorisé l’occupation linéaire, sans permettre l’organisation d’un véritable
espace de loisirs avec des pôles d’animation en articulation avec les espaces
d’hébergement.
Mais conscient de cela, les responsables n’hésitent pas à y remédier, dès que
l’opportunité s’y prête. En effet dans la zone de Dkhila-Monastir, 30 ha (Jenen El Ouest) ont
été uniquement affectés à des activités de loisirs. Et ce, afin d’assurer une harmonie entre
l’hébergement et l’animation.
Le renforcement et l’amélioration des infrastructures et de l’environnement
Rien qu’au cours de la décennie 1987-1997, environ 67 millions de dinars ont été
dépensés par l’état dans les zones touristiques. Rien qu’à Mahdia, environ 10 millions de
dinars ont été investis dans l’infrastructure de la zone touristique et ses environs.
Le Ministère du tourisme a largement contribué à la structuration de l’ axe de
développement du littoral. Par l’intensification des investissements infrastructurels qui y ont
été exécutés (routes, autoroutes, métro, ports, aéroports, centrales thermiques,
renforcement des réseaux de la STEG, des PTT, de la SONEDE et de l’ONAS) et par
l’augmentation des flux, il a contribué à l’émergence d’une structure axiale forte bien maillée.
Les préoccupations environnementales sont apparues très tôt, dès les premiers
plans d’aménagement touristique. En effet les réseaux d’infrastructure et d’équipement, y
compris les stations d’épuration des eaux usées, ont été pris en charge par l’état. Ils sont de
plus en plus renforcées et améliorées. A Yasmin-Hammamet, toutes les infrastructures sont
souterraines.
Aussi, dans les zones touristiques, l’une des préoccupations constantes des
aménageurs a été la promotion des espaces verts. Les 3/4 de chaque unité hôtelière sont
réservés à la verdure. Seul 1/4 est destiné à la construction. Et rares sont les hôtels qui
dépassent les 4 niveaux.
A El kantaoui plus de la moitié ( 150 ha) de la station sont des espaces verts publics
ou privés. Ce qui lui a valu l’appellation de « 1er port jardin de la Méditerranée ».
A Mahdia pour la première fois, au coeur de la zone touristique, un parc public de
3,5 ha a été créé.
Cet engouement pour les espaces verts a fait dire à certains que la politique
d’aménagement touristique est gaspilleuse d’espace.
Conclusion
Le tourisme, qui a été une opportunité de développement durant les années 60, puis
un choix de croissance économique durant les années 70 et 80, est en passe de devenir
une nécessité pour l’avenir économique de la Tunisie.
A l’horizon 2000, la capacité d’hébergement prévue à 200.000 ne sera en réalité
qu’un seuil. Les zones touristiques dédiées à l’hôte llerie et aux résidences secondaires
n’occupent que 80 km (sur 1300 km de côtes), soit 6% sur une frange allant de 1 à 2 km.
Les projets touristiques identifiés, étudiés ou en cours d’étude (Selloum, Hergla, Lella
Hadria, Guedabna, Kerkenah, Zouarâa, Kélibia), porteraient, s’ils étaient tous réalisés au
cours des Xe et XIe plans, le nombre de lits à 280.000 et le nombre de Km à 140.
Les perspectives : pour un aménagement touristique intégré à
l’environnement
A la fin du XXe siècle et au début du XXIe, les impératifs de la globalisation nous
obligent à être en position de force face à la concurrence internationale.
un aménagement équilibré rationnel et durable
Compte tenu de l’évolution économique du pays et de la mondialisation, le tourisme
occupe désormais, une place stratégique et ceci à plus d’un titre.
En effet, ce secteur dont les résultats sont positifs, s’est adapté à
l’internationalisation. Il doit être conforté dans son rôle de pourvoyeur de devises et de
catalyseur de l’économie tunisienne, puisqu’il irrigue tout le tissu économique. Il est aussi
considéré comme un vecteur de modernisation de la société et de l’espace. Il participe
amplement à la concrétisation d’un saut qualificatif vers une plus grande intégration du pays
au contexte mondial. Enfin territorialement, le tourisme tunisien est orienté vers les zones
côtières. Le créneau balnéaire fait de lui une activité par essence littorale.
Ceci ne doit pas nous faire oublier le développement de nouveaux produits, encore à
peine ébauchés, comme le tourisme culturel de circuits, le tourisme de loisirs et de
découvertes (sport, culture, nature).
Mais, néanmoins, il ne faut pas se leurrer ; c'est le « balnéarisme » qui restera pour
longtemps encore le moteur principal du tourisme tunisien.
Au cours des Xe et XIe plans, les futures stations touristiques se trouveront sur le
littoral : Lella Hadria, Kerkenah, Guedabna, Selloum, Kelibia, Bekalta, Hergla,… Une
meilleure concertation et meilleure réflexion entre les différentes administrations concernées
par l’aménagement du littoral est indispensable. La recherche d’un équilibre et d’une
péréquation entre le développement touristique et la sauvegarde de l’écosystème est
nécessaire. Les changements qu’a connus la Tunisie au cours de ces dernières décennies
justifient, en grande partie, l’intérêt accordé à l’environnement.
L’administration du tourisme a toujours considéré que l’aménagement touristique
constitue le cadre approprié et la forme moderne de protection de l’environnement.
Aujourd’hui, dans l’affirmation d’un développement durable, les rapports instaurés
depuis toujours, entre le tourisme et l’espace géographique trouvent leur salut et une
intégration institutionnelle appropriée. La collaboration et la concertation entre les divers
acteurs et intervenants dans l’aménagement spatial sont plus que nécessaires.
Les caractéristiques particulières de nos sites exigent des efforts importants pour une
parfaite adaptation des aménagements à l’environnement physique.
Il y a lieu, à cet eff et, de tenir de plus en plus compte de la fragilité des écosystèmes
en évitant tout développement qui peut nuire à l’équilibre, à l’esthétique et au caractère des
paysages et des sites.
La dimension environnementale du développement touristique devrait être un autre
atout du tourisme tunisien. La qualité des milieux naturels est non seulement nécessaire
comme cadre de vie et de détente, mais elle est aussi une formidable force de vente pour
attirer des flux croissants de vacanciers vers les rivages, les montagnes du nord-ouest et les
zones désertiques.
La Tunisie est certes géographiquement un petit pays, mais elle constitue un
ensemble naturel riche et diversifié. Il réunit trois grands domaines naturels :
· Le domaine atlasique continental et montagneux à l’ouest.
· Le domaine saharien (au-delà du limes).
· Le domaine des plaines orientales et littorales.
Ces trois domaines comprennent une multitude de milieux et de paysages aux
intérêts écologiques et récréatifs inestimables, mais ils restent insuffisamment valorisés.
L’écotourisme n’a pas connu un essor important bien que la Tunisie compte, entre
autres, huit parcs nationaux et plusieurs réserves naturelles.
Pour assurer un développement harmonieux du tourisme écologique il y a lieu de :
· Identifier les sites d’importance paysagère afin d’aboutir à une cartographie des sites
écotouristiques sur tout le territoire ;
· Déterminer la capacité de charge de chaque site en prenant comme objectif la
conservation et l’utilisation durable de notre patrimoine ;
· Aménager les sites sélectionnés, l’aménagement de centres d’accueil et la mise en
place d’activités culturelles ;
· Prévoir des avantages particuliers aux investisseurs ;
· Mettre en place un cadre juridique pour la gestion des sites sélectionnés ;
· Favoriser une démarche partenariale entre l’état et les collectivités publiques et
contractuelles et entre le secteur public et les acteurs privés ;
· Réserver des moyens financiers spécifiques pour la gestion de ces territoires.
Les avantages de l’écotourisme sont nombreux :
· Il favorise la protection de la région.
· Il assure une participation des populations locales à l’activité socio -économique.
· Il contribue au développement durable.
· Il favorise une prise de conscience en matière de protection environnementale.
Tourisme culturel
Ces paysages sont tramés de vestiges et de monuments…par les nombreuses
cultures et civilisations qui se sont succédées sur cette terre.
Notre riche patrimoine représente un capital culturel et social important. Il appartient
à tous les intervenants d’assurer judicieusement sa protection, sa conservation et sa mise
en valeur.
C’est le cas des zones de Bekalta et Guédhabna. Leur atout réside, entre autres,
dans l’existence de deux zones archéologiques.
Conclusion
Face, à la fois, à la concurrence internationale, à la nouvelle demande des
voyagistes, aux nouvelles exigences et au contexte international, tous les intervenants sont
contraints de contribuer au développement de l’écotourisme et du tourisme culturel, et ce,
parallèlement au tourisme balnéaire.
Durant le prochain siècle, la coexistence de ces trois types de tourisme est
impérative pour la survie de cette activité.
 
Par ¤¤¤ - Publié dans : tourisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 15 mai 2006 1 15 /05 /Mai /2006 14:55
¤¤¤ Un chantier en cours / Extension de l'autoroute A1 vers la Libye
La Tunisie a développé 2 axes majeurs depuis 15 ans, à savoir les télécoms, réseau GSM, fixe, Vsat et Internet malgré les insuffisances de ce dernier et surtout l’infrastructure routière, avec 2 grands chantiers : l’autoroute du Sud et celle de l’Ouest ¤¤¤
 
En effet, il a été dernièrement décidé de développer les autoroutes du Sud et de l’Ouest...Quant à l’axe routier Sud vers la Libye, il s’agit de la construction (en cours) de l’Autoroute A1 M'saken-Sfax, sur une longueur de 100 Km et qui s’achèvera en 2007 ; avec une bretelle de 36,7 Km vers Mahdia. De ce fait, un appel d’offres a été lancé en avril denier et ce pour la réalisation du tronçon Gabès-Ras Jedir sur 182 Km, parallèlement à l’achèvement des études de faisabilité pour le tronçon Sfax-Gabès.
Il s’agit d’une stratégie pour finaliser l’amorçage de la Tunisie à l’économie régionale, particulièrement au marché algérien et libyen, surtout que le nombre de libyens visitant la Tunisie ne cesse d’augmenter (en 2004 ils étaient plus de 1 million à visiter la Tunisie), ce qui les place ainsi au second rang des visiteurs étrangers de la Tunisie derrière les Français.
Tout ceci pour dire que ces deux axes routiers sont à même de drainer davantage de Libyens et d’Algériens en Tunisie, puisque l’infrastructure routière est excellent attrait pour les indécis des voyages.
11 - 08 - 2005 :Extrait source info - ©webmanagercenter
L'A1 sera prolongée par étapes vers la frontière libyenne. La nouvelle section M'saken-Sfax, d'une longueur de 98 km, est en cours de construction tout comme la bretelle du Sahel (37 km) qui reliera l'A1 à la ville de Mahdia. Cette section devrait être mise en service en juin 2007.
Au delà, les sections Sfax-Gabès et Gabès-Ras Jedir (frontière libyenne) sont en cours d'étude. Aujourd'hui, tunis-hergla 112km sortie 12, vers sousse + 22km / fin autoroute à m'saken 151km de tunis
 
Tunisie: 360 km d’autoroutes d’ici fin 2007
Mme Samira Khayach Belhaj, ministre de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, a souligné dans sa réponse aux interventions des députés, que le budget de son département pour l’exercice 2006 se fonde sur un nombre de constantes et d’orientations fondamentales que le Président Zine El Abidine Ben Ali se soucie constamment de concrétiser dans l’élaboration et l’exécution des politiques sectorielles.
Ces constantes, souligne encore Mme Khayach, consistent à étendre le développement aux différentes régions du pays et aux différentes catégories sociales, grâce à la diversification des projets et des interventions selon les principes de l’équilibre, de la complémentarité, de l’efficacité et de la rationalisation de l’exploitation des ressources existantes.

La ministre a passé en revue les nouveaux projets et ceux en cours de réalisation dans le domaine de l’infrastructure et notamment la poursuite des travaux de construction de l’autoroute Msaken-Sfax-Nord dans le cadre du renforcement du réseau des routes classées. Avec l’achèvement de ce projet, a souligné la ministre, le réseau autoroutier tunisien devra atteindre, d’ici fin 2007, 360 kilomètres.
  
Par ¤¤¤ - Publié dans : réseau transport, communication
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 15 mai 2006 1 15 /05 /Mai /2006 14:47
¤¤¤ Le projet d'aéroport international d'Enfidha, doublé de celui de la création du port en eau profonde, semble être l'arlésienne de la région...Pourtant il draine avec lui, le devenir de la nouvelle zone d'implantation industrielle, vitale pour le développement économique du Gouvernorat de Sousse et du Sahel nord...Alors, annulation du projet de l’aéroport d’Enfidha? ¤¤¤
___________________________________
Le projet de l’appel d’offres de l’aéroport d’Enfidha a été annulé, bien que l’étude de faisabilité ait été réalisée par l’ADP (Aéroports de Paris) pour un montant qui s’élèverait à environ 10 millions d’euros.

De source généralement bien informée on indique que cette annulation serait motivée par l’absence de solution économique acceptable pour les deux parties, en l’occurrence l’Etat tunisien et l’investisseur étranger.

En effet, les offres porteraient sur une réalisation peu esthétique, avec un aéroport de type hangar semblable a celui du Caire ou d’Athènes, où le côté fonctionnel prime sur l’esthétique, chose que la Tunisie ne peut admettre pour un aéroport international. Sur ce point, les pouvoirs publics tunisiens auraient accepté de prendre en charge, sur son budget, la différence de coût afin de se doter d’un aéroport de haut standing.

De leur côté, les investisseurs demanderaient la fermeture de l’aéroport Habib Bourguiba de Monastir, qui génère pourtant pour l’OACA des rentrées annuelles de 50 millions d’euros par an, ce qui représenterait un manque à gagner considérable. Donc, pour l’investisseur la présence d’un aéroport très proche et aussi dynamique, en l’occurrence celui de Monastir, est de nature à lui poser un problème de rentabilité.

Il n’y a pas si longtemps, il semblerait que la partie tunisienne soit disposée à donner en même temps la concession de l’aéroport de Monastir à l’éventuel investisseur étranger de l’aéroport d’Enfidha.

Certains spécialistes considèrent que tout ceci est dû à la complexité de certains dossiers, mais aussi à la difficulté de faire des choix économiques douloureux et de lâcher du lest face aux exigences des investisseurs internationaux. 17 03 2006
 
 
Aéroport d'ENFIDHA, toujours en projet? 
22 04 06
Par: Rédaction BTPoNET Mis à Jour 5/05/06!
Cet article a été publié sur BTPoNET le 01/09/2004. Bien que le projet a été abandonné par la suite en " l’absence de solution économique acceptable pour les deux parties, en l’occurrence l’Etat tunisien et l’investisseur étranger", nous avons décidé de l'insérer dans cette nouvelle rubrique pour mémoriser un projet qui a fait couler beaucoup d'encre et durer le suspens pendant des années...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Lors d’une rencontre débat avec les chefs d’entreprises françaises au siège du « Medef » le 4 mai 2006, Le Premier Ministre M. Mohammed Ghannouchi a fait un exposé sur les performances économiques de la Tunisie et a mis en relief les opportunités offertes aux investissements des entreprises françaises dans les projets programmés.

M. Ghannouchi a énuméré les grands projets qui offrent des possibilités de partenariats:
Une centrale électrique d’une capacité de production de 450 mégawatts
Une centrale éolienne de 100 mégawatts
L’extension du réseau ferroviaire de transport urbain sur 74 km au cours des trois prochaines années.
Une station de dessalement de l’eau de mer à Djerba pour un coût de 40 millions d’euros.
Deux unités de traitement des eaux usées.
Le développement du réseau Internet à haut débit dans toutes les régions du pays.
Une raffinerie de pétrole dans le Sud d’une capacité de production de 6 millions de tonnes par an.
La réalisation d’un port en eau profonde et d’un aéroport international à Enfidha.

Si tous les projets énumérés étaient bien annoncés d’avance, la surprise vient de la résurrection du projet de l’aéroport d’Enfidha que nous avons compris qu’il était abandonné pour « absence de solution économique acceptable pour les deux parties, en l’occurrence l’Etat tunisien et l’investisseur étranger

Il semble d’après cet évènement que le gouvernement n’a pas enterré ce projet et qu’il est encore à la recherche d’un partenaire pour réaliser cet aéroport du futur. Dans tous les cas, le suspens continue …

• Fiche signalétique :
Situation : La région du Centre Est entre Hergla et Enfidha
Surface : 6000 hectares
Capacité :
- 30 millions de passagers/an.
- 5 millions de passagers/an pour la première tranche
Coût de la 1 ère Tranche : 590 millions de Dinars
Coût des Etudes : 12 millions de Dinars
Etudes Architecturales :
- Aéroports de Paris
- Wassim Ben Mahmoud
Etudes Techniques :
- SCET Tunisie
- STUDI
Durée des Etudes : 16 mois
Date prévisionnelle de démarrage des travaux : 2005
Aspect Architectural :
Le thème architectural principal choisi pour cet aéroport est la modernité.
En effet, étant un symbole et une fierté nationale tout doit refléter l’image de la Tunisie moderne.
Conçu en forme de carré retourné dont la pointe est dirigée vers les pistes d’atterrissage et en plus couvert d’une toiture légère reflétant un air futuriste sous forme d’ailes géantes. L’impression du voyageur serait : ce n’est pas un avion qui doit décoller mais c’est tout l’aéroport qui décolle!
Les façades extérieures montrent un détachement très net entre le niveau inférieur et celui des étages. Un détachement voulu et vitré permettra une lumière envahissante pour l’ensemble des espaces intérieurs.
Un grand patio est implanté au centre du bâtiment. Des jardins diversifiés sont implantés entre les aires pour avions et les salles d’embarquement.
Ces salles communiquent entre elles et facilitent l’accès aux espaces commerciaux et de restauration en attendant l’embarquement.
La tradition est omniprésente dans la construction et le décor intérieur. Réussissant ainsi un mélange savant entre tradition et modernité.
Aspect stratégique :
L’aéroport jouit également d’un choix judicieux au niveau de son implantation. En effet, il est situé dans un carrefour desservant aussi bien les zones touristiques Hammamet – Nabeul - Sousse que les villes de Tunis, Sfax, Bizerte, Kairouan ou le Nord Ouest.
Tout est basé sur un réseau routier et autoroutier modernisé et évolutif.
Vers la fin de 2007, Medjez El Beb au gouvernorat de Béja sera relié à Sfax par l’autoroute A1 (L’extension jusqu’à Sfax de l’autoroute A1 débutera en 2005 ).
Aspect Financier :
Vu l’importance d’un tel investissement, l’état Tunisien a pris la judicieuse décision de concéder l’exploitation pour Quarante ans aux investisseurs privés internationaux contre le financement de ce projet. Tout en insistant sur la protection du caractère écologique et esthétique de ce projet…
La Banque Rotshchild assiste l’état Tunisien dans les différentes phases de l’appel à la concurrence internationale.
 
Nouvelle zone industrielle d'Enfidha
Accueil de 180 entreprises étrangères offrant 18.000 postes d'emplois
*Démarrage des travaux de construction en 2006
Au sud de Tunis,entre Hammamet et Sousse, à quelques pas de l'autoroute Tunis-Sousse,à un km de la gare ferroviaire,à 35 km du port commercial de Sousse et très proche de l'aéroport d'Enfidha, une zone industrielle couvrant plus de deux millions de mètres carrés verra le jour à Enfidha.

Réalisée dans le cadre de développement régional et de la coopération bilatérale tuniso-italienne, cette nouvelle zone industrielle en cours de réalisation est une première zone off shore à 100% italienne. Ce district industriel devrait accueillir 180 entreprises étrangères de diverses spécialités notamment dans le secteur de production de moules, d'usinages du plastique, des composantes électroniques, des industries mécaniques et de l'agro-industrie offrant 18.000 postes d'emplois. Les travaux d'aménagement,de viabilisation du terrain et de la construction des unités de production ont été confiés à une entreprise italienne de travaux publics.
Le démarrage est prévu pour 2006. La nouvelle zone industrielle se composera de lots totalement urbanisés avec les dotations technologiques les plus modernes et comprendra une vaste superficie réservée aux services en commun ( centre directionnel avec bureaux pour les services administratifs et d'interprétariat,banques,douane, cabinets médicaux,service de garde, restaurants, hôtels et centres d'animation. La superficie de chaque lot individuel sera en moyenne de 10.000m2 avec une partie donnant sur une route d'environ 75 mètres et une largeur d'environ 125 mètres. Les caractéristiques des établissements leur permettront de s'adapter à n'importe quel type productif. Dans une première phase,ce district accueillera 60 entreprises et 180 à long terme. Les lots pourront être réunis ou fractionnés à la demande afin de satisfaire les exigences réelles des sociétés intéressées et seront mis à disposition des lots plus petits qui pourront être subdivisés comme les lots d'angle ou sur deux fronts. Cette zone industrielle se trouve au centre d'un territoire caractérisé par la présence d'une main d'œuvre qualifiée,proche des écoles professionnelles,des universités et des centres technologiques et de recherche. Bref, cette zone ne manquera pas de redynamiser la région de Sousse et enrichir le tissu industriel tout en contribuant à attirer les investisseurs étrangers.

Le port en eau profonde d'enfidha / Marseille- Tunisie : des relations étroites

Les trois quarts des échanges de marchandises tunisiennes se font avec Marseille : 57% du tournage portent sur des produits pétroliers et 42% en valeur sur des articles textiles, le reste étant constitué par des biens d’équipement.

L’activité Roro a doublé en sept ans, 225.000 passagers ont transité par Marseille sur la ligne de Tunis.

M. Jean-Pierre Billat, directeur général adjoint du Port de Marseille, se félicite de la coopération qui existe avec les autorités tunisiennes. M. Lajimi, secrétaire d’Etat, est intervenu dans le débat en exposant les projets de développement relatifs aux ports tunisiens. Il y a d’une part la construction d’un port en eau profonde à Enfidha selon le système de la concession. Ce port sera adossé à une zone de 5.000 ha d’activités et de plate-forme logistique. Cette infrastructure est à rapprocher avec le futur aéroport de l’Enfidha qui sera également réalisé en concession.

Il y a là une opportunité à saisir pour les investisseurs internationaux car ce port en eau profonde aura une vocation de triage de conteneurs découlant des transports transatlantiques.
Plusieurs autres projets plus modestes intéressent de près les acteurs majeurs du port de Marseille, ce sont les projets inscrits que programme de mise à niveau des ports tunisiens.

Il y a d’abord le réaménagement et l’équipement sous forme de concession d’un nouveau terminal conteneur au port de Radès, doté des technologies les plus récentes en matière de gestion des flux. Il y a ensuite le réaménagement d’une nouvelle gare maritime terminal croisières au Port de La Goulette avec tous les équipements de confort et d’accueil pour les passagers ainsi que les formalités, toujours selon le système de la concession.

Tunis 18-04-2006
Economie

PROJET DE PORT EN EAUX PROFONDES A ENFIDHA
Lancement de l’appel
d’offres au 3e trimestre 2006





C’est dans le but de concrétiser ses orientations stratégiques en vue de doter la Tunisie d’une infrastructure moderne connectée aux autoroutes de la mer que l’Etat a entrepris un projet de réalisation, de financement et d’exploitation d’un port en eaux profondes sous forme de concession à Enfidha.
Ce nouveau port dotera notre pays d’un outil moderne et performant pour faire face à la croissance accrue du trafic national et méditerranéen à moyen et long termes. Car de nombreuses études ont démontré la possibilité d’une insuffisance de capacité portuaire pour le transbordement en Méditerranée centrale dès 2008.
Les études de faisabilité financées par l’Union européenne ont permis d’établir un plan de masse préliminaire du futur port en eaux profondes d’Enfidha. Avec une capacité de 5 millions d’EVP, le port comportera 3,6 km de quais à une profondeur de 17m et un terre-plein approximatif de 216 hectares pour le traitement de conteneurs.
En plus du trafic de transbordement, le port d’Enfidha choisi parmi huit sites qui sont Cap Serrat, El Rimmel, Enfidha, Skhira, Kalaat et Andalous, Cap Bon nord, Menzel Horr et Maamoura) aurait des potentialités pour dérouter à son profit une partie du trafic actuel assuré par les ports existants.
A noter que le lancement de l’appel d’offres relatif au projet d’Enfidha est prévu pour le troisième trimestre 2006 selon M. Mokhtar Rachdi, directeur général de la marine marchande au ministère du Transport. Ce dernier a ajouté que la première phase de l’étude de faisabilité sera achevée en février 2006, lors d’une conférence de presse tenue conjointement avec les responsables des bureaux d’études tunisiens et étrangers chargés du projet.
La préparation du plan d’affaires (business plan), du dossier d’appel d’offres et d’actions marketing et le dépouillement des offres pour 2007 seront au menu de la prochaine phase.
Les investissements approximatifs prévus lors des différentes phases (qui en comptent trois) du projet sont répartis ainsi : de 960 à 1260 millions DT pour la phase I, 300 millions DT pour la phase II et de 500 à 580 millions DT pour la phase III, et ce pour un total compris entre 1760 et 2140 millions DT.
Enquête:
La part de la flotte nationale, entre public et privé, dans le transport de marchandise, ne dépasse pour autant pas les 12%. L’investissement dans ce secteur nécessite la mobilisation de gros fonds et sa rentabilité serait attendue à moyen - long terme.
Aujourd’hui, la Tunisie, comme place économique, prend, à proprement parler, une dimension régionale, principalement méditerranéenne. Ce que soutient d’ailleurs le lancement de grands chantiers, comme l’appel d’offres relatif à la construction d’une raffinerie à Skhira et la construction d’un port en eaux profondes à Enfidha, qui s’ajoutent d’ailleurs aux projets d’un aéroport international et d’une grande zone industrielle dans la même région.
Notre pays s’oriente vers la mise en place d’une plate-forme régionale de services, le rôle du secteur du transport maritime est à cet égard stratégique.
Jusqu’en décembre 2005, la flotte nationale comptait 12 bateaux en tout, dont quatre relevant de la société nouvelle de transport de Kerkennah et deux pour le transport de passagers. Le reste étant partagé entre la CTN et le secteur privé. Mieux, si avec nos deux navires, Carthage et El Habib, nous arrivons à assurer le transport de 52,4% des passagers et 56,45% des véhicules, les autres navires n’assurent que 10,7% du trafic de marchandises. Le marché étant ouvert à la concurrence : les importateurs-exportateurs sont libres de choisir le transporteur qui leur convient. Une première lecture dans ces chiffres laisse deviner un grand besoin en investissement, justement pour ramener vers le haut cette proportion. Or, il s’avère que l’acquisition de ce type de machines relève des investissements lourds, dont la rentabilité est calculée sur plusieurs décennies.
Qui est l’investisseur privé qui dispose d’une somme supérieure à 150 millions de dinars pour l’investir dans des bateaux et attendre des années et des années pour encaisser son retour à l’investissement. Quelle est la banque qui accepterait de s’engager dans un tel secteur ? Même l’Etat a d’autres priorités pour la santé et l’éducation qui coûtent déjà assez cher. C’est donc un secteur qui utilise la flotte internationale. Les chiffres montrent déjà que sur les 10,7 % réalisés par les compagnies tunisiennes, plus de la moitié utilise des navires loués. La location coûte en effet beaucoup moins cher, elle convient donc aux entreprises exposées à des contraintes concurrentielles, mais présente un seul problème de disponibilité. D’où la nécessité d’un minimum de flotte nationale. De l’avis de M. Youssef Ben Romdhane, directeur du transport maritime, «il s’agit d’un équilibre à établir entre compétitivité des entreprises exportatrices et rentabilité de la flotte nationale».
On reproche par ailleurs que le coût du transport pratiqué par les opérateurs tunisiens est relativement plus cher que celui de transporteurs étrangers. Explication toute simple, les navires tunisiens supportent encore le coût d’amortissement, pour une flotte relativement jeune (le navire le plus âgé n’a que 23 ans).
Sous d’autres cieux, certains pays exigent qu’un minimum de 40% soit transporté par des opérateurs nationaux, question de rentabiliser les investissements en navires déjà réalisés.
Cela n’est pas dans les priorités de la Tunisie qui soutient l’entreprise en premier, la considérant comme source d’emploi. Aussi, est-il vrai que le choix pour l’implantation d’IDE en Tunisie a fait que le paysage industriel comprend une bonne proportion d’exportateurs étrangers à partir de la Tunisie. Ces derniers recherchent toujours les meilleures conditions de production, de transport, etc.
Cela étant, les estimations de croissance et de développement socio-économique en Tunisie sont en faveur d’un développement encore plus significatif de la demande en matière de transport maritime que ce soit en termes d’infrastructure ou en termes de flotte. L’exportation étant l’un des principaux moteurs de l’économie, les ports tunisiens ne permettent pas l’accès des grands navires dont la capacité dépasse les 35 mille tonnes. D’où la raison de construire un port en eaux profondes…Lassâd Ben AHMED, la Presse Economie
Par ¤¤¤ - Publié dans : réseau transport, communication
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 15 mai 2006 1 15 /05 /Mai /2006 14:41
¤¤¤ A l'instar d'Essaouira au Maroc, Mahdia est une médina sur la mer de grande Histoire; mais il fallait plaider pour la ville avant de provisoirement la sauver du béton et des eaux; ainsi "Plaidoirie" de Monsieur Ridha BOUSSOFFARA, pour la préservation de MahdiaTourisme culturel et écotourisme dans la région de Mahdia
Chercheur à l'INP
Conservateur du Musée de Mahdia
Tunisie
-Actes du Séminaire international de Mahdia, 1999- ¤¤¤
 
photo Jorge Tutor      WWW.KIRIKOU.COM
 
 
Il est relativement aisé de plaider pour un écotourisme ou un tourisme culturel dans
la région de Mahdia, vu l'importance et la résistance du patrimoine naturel et humain dans
cet espace qui a su garder son environnement naturel intact, où les hommes se sont
accrochés à leurs coutumes et à leurs traditions et où l'Histoire a légué des vestiges et des
monuments d'une importance capitale pour la connaissance de notre passé.
La région de Mahdia s'ouvre sur la mer sur environ 70 kilomètres de plages parfois
sablonneuses et rocheuses. Ces plages ont constitué jusqu'à aujourd'hui, le plus important
facteur d'attraction touristique vu leur beauté et vu qu'elles ont été préservées de toute
pollution grave.
L'exploitation de cet avantage naturel est bien entendu nécessaire, mais il faudrait
redoubler de vigilance pour préserver cet atout et imaginer d'autres idées pour mettre en
valeur toutes les activités ancestrales liées à la mer qui sont aujourd'hui menacées par
l'introduction d'une mécanisation menaçante. La mer ne se limite pas à sa plage, il faudrait
donc réfléchir à une exploitation plus judicieuse des fonds marins tout e n les préservant.
La région de Mahdia recèle un grand nombre de sites archéologiques, témoins d'un
passé riche et mouvementé. Ces sites, dont la plupart sont étudiés ou répertoriés, sont
répartis le long de la côte ou à l'intérieur. Ils témoignent de l'an cienneté de l'occupation
humaine dans cette région depuis les époques préhistoriques jusqu'à nos jours, en passant
par les époques lybique, punique, romaine, vandale, byzantine, arabe et ottomane.
La richesse de son sol ainsi que sa position centrale entre le nord et le sud de la
Tunisie, en plus de sa façade maritime, en ont fait un carrefour et un espace incontournables
dans les échanges régionaux et internationaux. Cette occupation a donc été continue, mais
surtout, elle a été extrêmement dense et souvent capitale dans l'histoire de la Tunisie, de
l'Afrique du Nord et parfois même dans l'histoire du monde arabo-islamique et de l'espace
méditerranéen.
La densité des sites archéologiques nous paraît évidente dès que l'on longe la côte
où que l'on s'introduit à l'intérieur. En effet, les travaux de répertoriage effectués sur le
terrain, dans le cadre de la carte archéologique de la Tunisie et dont la carte de Mahdia au
1/50.000e fût l'objet, ont relevé la présence de plus de 200 sites, monuments et vestiges rien
que dans les zones rurales, les zones urbaines faisant l'objet d'une étude à part.
Je dois rappeler que la région englobe une dizaine de cartes au 1/50.000e dont une
seulement a été étudiée méthodiquement jusqu'à aujourd'hui (celle de Mahdia). Ce gr and
nombre de sites et de monuments qui sont, il est vrai, d'importance diverse, attestent d'une
grande densité de l'installation humaine et d’occupation intensive du sol, les fermes et les
installations hydrauliques étant très nombreuses.
L'activité agricole conjuguée avec une activité commerciale régionale et
internationale (attestée par la présence de 3 ports antiques, Thapsus, Gummi et Sallacta) a
donné naissance à une riche bourgeoisie locale surtout à l'époque romaine. Cette
bourgeoisie a érigé des monuments grandioses, à l'image de sa richesse, tels que ceux que
l'on observe aujourd'hui à Thysdrus (El Jem) à Sellectum (Sallacta) et à Thapsus (Bekalta).
La présence de nombreux monuments s'explique aussi par le rôle politique de
premier plan qu'a joué la ville de Mahdia dès le début du Xe siècle et ce, jusqu'à la moitié du
XIe, où elle fût pendant une longue période, la capitale d'un empire qui s'étendait au Maroc à
l'ouest jusqu'en Syrie et le Hijaz à l'est. Cette ville forte, fondée sur un promontoir e rocheux,
a participé à l'essor de la région par son activité commerciale maritime orientée vers l'Orient
et l'Occident.
Il n'est pas dans mon intention de passer en revue ces nombreux sites et
monuments, puisque ni le lieu ni le temps ne s'y prêtent, mais je dois vous en décrire
brièvement quelques-uns qui peuvent constituer de par leur importance archéologique et
architecturale un facteur important du développement de la région. Je vous propose une
sorte de balade qui va vous emmener du nord de Mahdia au sud du Gouvernorat en
longeant la côte, ensuite nous pénètrerons vers l'ouest, à l'intérieur du pays.
A une dizaine de kilomètres au nord, se trouve le site de Thapsus qui fût une
ancienne installation punique et qui joua un rôle commercial important pendant l'époque
romaine. Aujourd'hui, l'on peut admirer en plus de sa belle plage, son amphithéâtre romain,
ses installations hydrauliques et sa nécropole punique. Les différentes fouilles, dont le site
fût l'objet, révélèrent de somptueuses mosaï ques, mais surtout un beau baptistère richement
décoré en mosaï ques.
La ville de Mahdia constitue la seconde étape du circuit que je vous propose. Il serait
trop long pour le temps qui m'est imparti de vous décrire notre ville en détail. Je me limiterai
à dire qu'e lle constitue en elle-même un circuit à part où les monuments archéologiques de
différentes époques se mêlent à des activités ancestrales telles que le tissage de la soie et
la pêche artisanale, le tout dans un contexte naturel où la mer est toujours présente, mais
aussi dans un contexte urbanistique constitué par une Médina dont le charme n'est plus à
démontrer. Médina qui continue à préserver en son sein une authenticité au niveau de son
architecture générale et où se concentre le centre de résistance des traditions
vestimentaires, culinaires et rituelles, malgré l'extension formidable de la ville extra-muros au
cours de ce siècle finissant et malgré le déplacement du centre vers la ville nouvelle.
Au prolongement sud de la Médina se situe l'un des plus importants ports de pêche
de la Tunisie. Ce port, outre son importance économique, peut jouer le rôle d'un pôle
touristique attractif.
En quittant Mahdia vers le sud et après avoir parcouru une douzaine de kilomètres le
long de la côte, l'on abouti à un pe tit village installé autour d'un petit port. C'est le village de
Sallacta, ancienne installation romaine qui joua un rôle commercial important au IIe et IIIe
siècle et où les recherches archéologiques ont mis à jour une nécropole romaine, des
termes ainsi que de belles mosaï ques, mais surtout des catacombes bien conservées qui
sont aujourd'hui l'objet d'un programme d'aménagement et de mise en valeur.
Trois kilomètres plus loin et toujours le long de la côte s'étend un complexe
archéologique regroupant une escargotière néolithique, une importante nécropole punique,
un canal romain taillé dans la roche reliant la lagune d'El Alia à la mer et enfin des restes
d'un fort byzantin réutilisé par les aghlabides.
Cet ensemble archéologique a été bien délimité, inventorié et classé par l'Institut
National du Patrimoine en vue de le protéger, d’autant plus qu'un complexe touristique est
projeté de part et d'autre du site.
Nous sommes donc dans une situation originale où un site archéologique va être
intégré à un ens emble touristique.
Comment concilier une activité économique, qui entraînera certainement un
bouleversement au niveau du paysage, et un site archéologique dont la conservation est
obligatoire ?
La priorité doit être accordée au site archéologique; si un compromis est possible, il
ne doit pas être conclu aux dépens du site. Le développement d'un tourisme spécifique ne
peut, à mon sens, être envisagé que dans un cadre régional où l'arrière pays constitue un
facteur déterminant, de part sa richesse patrimoniale et de part son cadre naturel différent
des zones côtières.
L'introduction du tourisme dans l'arrière pays ne peut qu'enrichir le produit touristique
et constituerait un facteur de développement important, dans des zones peu riches sur le
plan économique mais très chargées de tradition et d'authenticité. Cela permettrait de
revaloriser des activités artisanales paysannes, et participerait à fixer une population qui a
tendance à déserter l'intérieur du pays pour s'installer dans les zones côtières plus attractives.
Oeuvrer pour un écotourisme spécifique dans la région de Mahdia, nécessite une
longue réflexion, le produit authentique ne manque pas, mais la difficulté réside dans la mise
en place d'un équilibre qui doit passer obligatoirement par la préservation et ensuite par la
mise en valeur du patrimoine en général.
Nous devons oeuvrer pour une prise de conscience générale de la complexité de la
problématique, surtout du côté des professionnels du tourisme qui devront s'ouvrir sur leur
environnement et ne pas se cloîtrer dans leurs unités hôtelières.
Les monuments de Mahdia
 
photo Jorge Tutor
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
· La grande Mosquée
Construite par Obeid-Allah, elle tient une place importante dans l'architecture religieuse
de l'Islam. Restaurée par les zirides, elle a subi beaucoup de dégâts au temps de
l'occupation espagnole.
· Les fortifications
Délibérément détruits par les Espagnols, les remparts de Mahdia constituaient une
merveille de l'architecture militaire médiévale. Aujourd'hui, il n'en reste que quelques
lambeaux le long de la côte et une tour haute de 18 mètres, flanquée d'un long couloir
qui constituait l'unique accès à la ville par voie de terre.
· Le port antique
Couvrant une superficie de 8.250 m2, le port antique est taillé dans la roche calcaire qui
forme la côte de la presqu'île. Considéré jusqu’alors comme étant d'époque fatimide,
des travaux récents ont prouvé qu'il date de l'époque punique. Le plan d'eau,
aujourd'hui parfaitement conservé, sert de port d'attache pour les petites barques
traditionnelles. Un programme de recherches-fouilles démarrera cette année en vue
d'étudier ce port qui a permis à la flotte fatimide de dominer le bassin oriental de la
Méditerranée.
· Le palais El Quaem
Construit entre 916 et 921, le palais du second Khalife fatimide est l'objet d'un
programme de recherches-fouilles, depuis 1992. Des travaux antérieurs ont permis de
dégager la partie nord et de découvrir une splendide mosaï que de 62 m2, pièce unique
dans l'art islamique.
· Le Grand Borg
C'est un grand bâtiment qui fût construit à la fin du XVI e siècle, pour accueillir la
garnison militaire ottomane qui s'est installée définitivement à Mahdia, après le départ
des espagnols. Il occupe l'emplacement le plus élevé de la ville. Il fût probablement
construit sur les décombres du palais de Mehdi.
· La nécropole punique
La présence d'une série de tombes taillées dans la roche, presque en contact avec la
mer, atteste d'une façon irréfutable que le site de Mahdia a été habité depuis l'époque
punique.
Ces différents monuments, témoins des nombreuses civilisations qui se sont
succédées sur le sol de Mahdia, sont intégrés à la Médina, avec laquelle ils constituent un
circuit de visite fort intéressant où la mer est toujours présente. Le point de départ de ce
circuit étant le Musée qui met en exergue la richesse du patrimoine archéologique de la ville
de Mahdia, ainsi que la diversité de son patrimoine artisanal et de ses us.
La Médina de Mahdia
 
photo Jorge Tutor
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La Médina de Mahdia occupe aujourd'hui l'emplacement choisi par Obeid-Allah-El
Mehdi pour bâtir en 916 après J.C. sa nouvelle capitale. Le site se distingue par son
caractère péninsulaire. Il n'est rattaché à la terre ferme que par la côte Ouest. La situation
géographique du site ainsi que les fortifications, construites entre 916 et 921 après J.C., ont
permis à la ville de jouer un rôle politique et économique de premier plan dans le bassin
méditerranéen et ce, jusqu'à la fin du XVI e siècle.
En effet, la cité fortifiée a servi de refuge aux pouvoirs politiques en temps de guerre,
mais elle a été aussi la visée de toutes les puissances européennes voulant avoir pied en
Ifriquia. En temps de paix, la ville fût un port prospère où confluaient les produits provenant
de l'Orient et de l'Occident.
Les nombreuses guerres que la ville a connues, ont fini par détruire une grande
partie de ses imposantes fortifications, de ses palais et de ses édifices médiévaux.
Aujourd'hui, d'une capitale riche et inexpugnable, il ne reste que quelques traces des
fortifications du Xe siècle (dont la principale tour qui permettait de contrôler l'accès à la ville
par voie de terre), l'emplacement d'un palais (en cours de fouille), une partie de la mosquée
du Xe siècle, un port antique taillé dans la roche, un fort ottoman et une nécropole punique ;
le reste de la ville étant soit détruit, soit recouvert par la médina actuelle.
La médina de Mahdia regroupait jusqu'à la fin du XIX e siècle toutes les catégories
sociales et toutes les activités économiques, en dehors de l'agriculture.
Aujourd'hui, avec l'extension de la ville extra-muros et malgré le départ des
catégories sociales aisées, la médina continue à abriter une population constituée
essentiellement de pêcheurs de petite ou moyenne condition, sa population ne connût donc
pas un bouleversement profond, comme ce fût le cas dans d'autres médinas en Tunisie.
La séparation entre la partie résidentielle et la partie économique est toujours en
vigueur, les commerçants et les artisans continuent à occuper des espaces individualisés.
L'architecture générale de la médina est toujours respectée. Les ruelles et les
impasses n'ont subi aucune transformation depuis longtemps. Malgré certaines résistances,
les façades des maisons ont connu, ces 30 dernières années, des transformations avec le
percement de fenêtres donnant sur les ruelles et l'aménagement d'étages répondant à une
architecture non contrôlée.
Le même phénomène a eu lieu dans la partie commerciale de la médina, avec la
transformation progressive des façades, des boutiques et magasins où des formes et des
matériaux nouveaux ont été introduits.
 
Par ¤¤¤ - Publié dans : patrimoine, ressource
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 15 mai 2006 1 15 /05 /Mai /2006 14:31
¤¤¤ Avec la coopération internationale et les bonnes fées de l'UNESCO penchées sur son berceau,  LE PROJET DE MAISON LABORATOIRE A MAHDIA, TUNISIE, va être mené à son terme ¤¤¤
 /23 Apr 06
Par: I.Hababou- Allagui
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
C’est à Mahdia, cette presqu’île à 200Km au sud de Tunis, ancienne capitale fatimide, fameuse par son fort et son cimetière marin que le projet a vu le jour.
En effet à l’initiative conjointe de La Municipalité de Mahdia et de l’Ecole d’Architecture de Nantes (France), un projet de chantier école - La Maison Laboratoire – sur un logement situé au cœur du souk principal de la médina de Mahdia, a été lancé. L’objectif premier de ce travail est de promouvoir la réhabilitation des logements anciens afin de sauvegarder les quartiers traditionnels, de réoccuper ces espaces et de limiter par-là les extensions des villes … ambitieux programme!!!!
Au-delà de ce grand objectif et plus concrètement, il s’agit de pouvoir, sur 4 années, expérimenter des matériaux et des techniques propres aux interventions en sites historiques. La recherche porte plus particulièrement sur des matériaux et des techniques traditionnellement utilisés dans ces tissus ou du moins existant ou produit localement.
Ainsi le rôle essentiel de ce projet est de permettre la transmission des connaissances en matière de réhabilitation auprès :
des étudiants en architecture, amenés, un jour, à travailler dans les villes historiques
des professionnels du bâtiment (entrepreneurs, maçons ou autre) afin de participer à la mise en place d’un corps spécialisé en la matière ( il faut savoir que l’absence d’entreprise spécialisée a souvent été un frein pour la réhabilitation)
des habitants de la Médina qui, jusque là, était attirés plutôt par la démolition / reconstruction et l’utilisation abusive du béton armé malgré les problèmes, entre autre d’humidité, que cela pouvait poser.
Description du projet proprement dit :
Le lieu :
la maison, retenue comme objet d’étude, était, au départ, un bien habbous puis propriété publique louée, au rez-de-chaussée, en commerces ou services et, à l’étage, en logement, et enfin, depuis quelques années, propriété municipale ; Elle était encore non occupée quand le projet a démarré.
Les partenaires :
La Municipalité de Mahdia,
L’UNESCO
Le Conseil Général de Loire-Atlantique (France)
L’Ecole d’Architecture de Nantes
L’Ecole d’Architecture de Tunis
La gestion :
Le chantier est dirigé par des étudiants architectes de tout niveau aidés par quelques ouvriers et encadrés par les enseignants.
Le déroulement : Deux Sessions par an ; l’une, appelée intersession, se déroule pendant les 15 jours de vacance du mois de mars et la seconde, appelée session, est d’une durée de 6 semaines, en juillet août ; le démarrage a eu lieu en mars 2000.
Le projet a ainsi démarré en l’an 2000 avec la présence d’une vingtaine d’étudiants de Nantes et de Tunis encadrés par des enseignants architectes et sociologues de ces écoles d’architecture.
Il s’agissait de mener parallèlement un travail sur la maison (le chantier visible) et un autre sur la ville (le chantier invisible).
Le travail sur la ville supposait des relevés d’îlots, des interviews.. ce qui allait permettre une bonne connaissance de la typologie et du vocabulaire traditionnels de l’habitat ainsi que le mode de vie, le vécu et les souhaits des habitants.
Le travail effectué sur la maison devait aboutir à la remise en état du logement et son réaménagement afin de recevoir sa future affectation.

Les tests et acquis :
Depuis maintenant quatre ans, plusieurs matériaux ont été testés : en l’occurrence, un travail pointu a été réalisé sur l’étude des mortiers et enduits- sachant que le support béton utilisé ne permet nullement une bonne adhérence des peintures - ainsi des tests ont été réalisés sur les différents types de chaux: chaux vive, chaux éteinte du commerce et chaux éteinte, préparée sur place. Le choix retenu est la chaux éteinte du commerce, quand elle existe, sinon celle préparée sur place, ce qui nécessite beaucoup plus de temps.
Après le choix de la chaux, les tests ont porté sur les différents composants et leur dosage, il a été décidé de réaliser les enduits avec de la chaux éteinte, du sable, de la brique pillée comme adjuvant et de l’eau à raison d’1 sac de chaux pour 8 seaux de sable, 4 seaux de briques pillées et 6 seaux d’eau pour la pose et le jointage et sans briques pillées pour la couche de finition.
Au niveau des toitures, une première expérience réalisée par une équipe de Nantes a été d’essayer une couverture avec des poutrelles en bois et des entrevoûte en mortier armé de feuilles de palme broyées, cette expérience a le mérite d’avoir existé mais n’a malheureusement pas donné de résultats probants (un an après des traces d’écrasement et d’infiltrations sont apparues) en plus du fait que la palme n’est pas un produit de la région ce qui ne justifiait pas son utilisation. Les expériences qui ont suivi ont opté pour la reprise des planchers en solives de bois tels qu’ils existaient auparavant, la session prochaine verra l’essaie d’une nouvelle toiture en voûte d’arêtes surbaissées (plancher Hassad) ; les voûtes existantes ont été restaurées.

Les murs en pierres présentaient par endroit des fissures, ailleurs des gonflements, pour leur réhabilitation, il a été décider de procéder à la dépose puis repose des parties vétustes, le décapage de l’enduit et la réfection des joints ont été fait sur l’ensemble.
Le système d’écoulement et de récolte des eaux pluviale, assez particulier, a été mis a nu, et les citernes nettoyées.
Les enquêtes auprès des habitants, leurs remarques sur le livre d’or ainsi que les besoins de la municipalité ont permis d’identifier la fonction future du bâtiment à savoir un lieu dédié à la réhabilitation avec
à l’étage :
le laboratoire de recherche sur les matériaux et les techniques. Un petit centre de documentation sur la réhabilitation.

le laboratoire de recherche sur les matériaux et les techniques. Un petit centre de documentation sur la réhabilitation.

au rez-de-chaussée :
la cellule de soutien aux habitants qui va les inciter à la réhabilitation, les aider à monter le dossier et les soutenir dans leur projet de réhabilitation.
un espace d’exposition.
un centre Internet.
deux boutiques (sculpture sur bois et peinture sur bois) à louer pour permettre l’autogestion de l’ensemble.

la cellule de soutien aux habitants qui va les inciter à la réhabilitation, les aider à monter le dossier et les soutenir dans leur projet de réhabilitation.un espace d’exposition. un centre Internet.deux boutiques (sculpture sur bois et peinture sur bois) à louer pour permettre l’autogestion de l’ensemble.

 

le laboratoire de recherche sur les matériaux et les techniques. Un petit centre de documentation sur la réhabilitation. la cellule de soutien aux habitants qui va les inciter à la réhabilitation, les aider à monter le dossier et les soutenir dans leur projet de réhabilitation.un espace d’exposition. un centre Internet.deux boutiques (sculpture sur bois et peinture sur bois) à louer pour permettre l’autogestion de l’ensemble.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Cette nouvelle fonction nécessite un réaménagement qui est actuellement en cours, le projet a été élaboré par les étudiants de la session 2004.
Les financements UNESCO alloués au projet devraient s’arrêter à la fin de cette année, le chantier, en revanche, n’est pas encore terminé pourtant il est impératif qu’on puisse finir le chantier afin de montrer aux habitants que la réhabilitation des logements anciens est chose possible.
Par ¤¤¤ - Publié dans : préservation site
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 15 mai 2006 1 15 /05 /Mai /2006 09:24
Développement touristique tunisien, plans des nouvelles zones (archives plans 2000)
 
 
Nouvelles Zones Touristiques :L'importance du tourisme dans la vie socioéconomique du pays confère à la croissance du secteur le rang de l'impératif stratégique. Cette option s'est concrétisée depuis le 7 novembre 1987 par des réalisations impressionnantes, sur le plan quantitatif et sur le plan qualitatif.

Capacité d'hébergement : développement spectaculaire, puisqu'elle passe de 100.000 lits à quelque 200.000.

Tourisme saharien : occupe une place privilégiée dans la stratégie de développement. Le nombre de lits, multiplié par 3, passe à quelque 10.000. Taux d'occupation en amélioration constante. Il s'agit pratiquement d'une zone nouvelle.

Tabarka : Zone nouvelle, Tabarka l'est d'avantage, d'autant plus qu'elle n'a pas encore atteint le niveau de développement de la région des oasis au sud de la Tunisie. Capacité d'hébergement : 4.000 lits environ. Zone très active, desservie par son aéroport international, de création récente.

Mahdia émerge comme pôle touristique très important avec une capacité d'hébergement en croissance rapide, qui a très vite approché les 7.000 lits.

Yasmine -Hammamet : Réalisée selon un concept nouveau, la station intégrée de Yasmine-Hammamet constitue le joyau du tourisme national annonçant ainsi le nouveau visage de l'hôtellerie tunisienne du XXIè.siécle. C'est la réalisation la plus prestigieuse et la plus ambitieuse : Hôtels 4 et 5*, bungalows, résidences , villas, studios, restaurants, marina, médinas, parcs de loisirs et espaces verts. Capacité d'hébergement : 25.000 lits.

Tunis-Nord peut également âtre considéré comme une zone nouvelle. La capacité d'hébergement dépasse le s15.000n lits, avec prédominance du haut de gamme.

Le tourisme tunisien a accordé un intérêt particulier au développement de son offre.

L'amélioration de la qualité se reflète dans la place accrue occupée, dans la structure du parc hôtelier, par les unités haut de gamme, qui ne représentaient en 1987 que 15.000 lits et qui en représentent en 2000 plus de 65.000, soit plus de quatre fois plus alors que la capacité d'hébergement globale a été multipliée par deux. L'amélioration de la qualité de l'offre est également attestée par l'introduction de nouveaux critères de classification des hôtels, les Normes 2000. L'effort fait en matière de formation hôtelière est une autre illustration de cette politique qui permet au tourisme tunisien de mieux satisfaire la clientèle classique et d'attirer de nouveaux segments de clientèle.

Dans cette optique s'inscrit aussi la diversification de l'offre touristique par la promotion de produits nouveaux.

En quelques années, sont crées huit terrains de golf, répartis dans toutes les zones touristiques.

La thalassothérapie a connu un développement fulgurant. Le pays dispose aujourd'hui de plus de dix centres, fonctionnant selon les standards internationaux les plus exigeants.

Des circuits culturels sont mis en place ; le tourisme de congrès s'est beaucoup développé. D'autres produits nouveaux sont commercialisés.
Les nouvelles zones Station Touristique de Cap Gammarth
Situation
Programme
Etat d'avancement des études
- Dans le prolongement de la zone touristique de Tunis Nord ;- Dans un cadre naturel exceptionnel ;- D'une superficie de l'ordre de 73 ha ;- Comprise entre la côte et une forêt de 140 ha qui fera l'objet d'un parc naturel (Montazah)
- Capacité d'accueil 4000 lits environ ;- Un port de plaisance ;- Une marina ;- Un appart-hôtel ;- Un hôtel de famille ;- Un hôtel d'affaires ;- Un hôtel de golf ;- Un hôtel de thalassothérapie ;- Trois ensembles d'animation.
- Les études d'aménagement sont achevées ;- Un cahier de charges, en plus du règlement d'urbanisme, est en cours d'élaboration par l'Administration du tourisme.
Station Touristique Intégrée Selloum AFT/BIAT
Situation
Programme
Etat d'avancement des études
- Localité de Selloum ;- Entre Hammamet Sud et Hergla ;- En face de l'agglomération de Bouficha ;- Sur le littoral Sud-Est ;- 6 km environ de belle plage ; - d'une superficie de :§ 300 ha = BIAT§ 150 ha = AFT
- Capacité d'accueil 17000 lits hôteliers;- 5000 lits résidentiels;- Un parcours de Golf;- Un parc à thèmes ;- Un parc naturel ;- Beaucoup d'animation ;- Des espaces verts.
- Le projet, dans sa deuxième phase, est en cours de reprise selon le nouveau cadre territorial recommandé par le schéma directeur d'aménagement de la zone de Hammamet Sud actuellement en cours de finalisation ;- Bureaux d'études :¨ SECT-Tunisie¨ DIRASSET
Station Touristique Intégrée Hergla
Situation
Programme
Etat d'avancement des études
- Entre Selloum et Sousse Nord;- Occupe une position privilégiée entre deux grands pôles touristiques ;- Entre la mer et la forêt, de l'ordre de 1200 ha, dont 800 ha réservés aux espaces verts à protéger ;
- Capacité d'accueil de l'ordre de 30 000 lits ;-5-6 hotels de luxe, Du résidentiel sous forme de village traditionnel ;- Un port de plaisance de type marina intégrée;- Un parcours de golf de 18 trous;- Une cité lacustre sur pilotis;- Des centres d'animation ;- La thalassothérapie et les espaces verts.
- Les études commandées par la société d'études et de développement de Hergla, confiées au bureau d'études DIRASSAT sont au stade de la variante de la synthèse ;- Le schéma directeur d'aménagement de la zone sensible de Hergla actuellement en cours d'études par le M.E.A.T. recommande de réduire la capacité d'accueil à 10.000 lits et d'éviter l'aménagement de la forêt El-Madfoun.
Station Touristique de Zarzis, secteur Lella Meriam
Situation
Programme
Etat d'avancement des études
- Dans le prolongement de la zone touristique de Zarzis ;- Dans un site remarquable par ses atouts naturels exceptionnel ?;- Sur une superficie de l'ordre de 200 ha ;
- Capacité additionnelle est de l'ordre de 15000 lits;- Un port de plaisance ;- Une marina ;- Un terrain de golf (éventuellement) ;
- Bureau d'études : SCET Tunisie ;- La Direction de l'aménagement a procédé à la révision du plan original ;- Un projet de périmètre d'intervention foncière est présenté aux autorités concernées afin d'avoir le droit de préemption sur la zone ;- Un dossier de PAD a été transmis à la municipalité le 21/8/2000.
Station Touristique Intégrée de Ghédhabna
Situation
Programme
Etat d'avancement des études
- Entre Mahdia et Chebba ;- Profite d'une jeune forêt d'un côté et d'une plage sablonneuse et rocheuse de l'autre, ainsi que d'un site archéologique au centre de la zone ;- Intègre les villages " hemara " et " Alalya "- D'une superficie de l'ordre de 350 ha ;
- Capacité d'accueil de 15000 lits environ ;- Un port de plaisance avec marina ;- Un centre culturel intégrant le site archéologique, un théâtre de plein air, un musée, des galeries d'art, etc.;- Plusieurs unités d'animation, dont un Luna parc et un parc floral;- Un terrain de golf est projeté dans la zone d'extension ;
- Le B.E. est la SCET Tunisie ;- Les études d'aménagement de la phase finale sont en cours d'achèvement ;- Les études d'impact sur l'environnement sont confiées au B.E. URAM ;- L'achèvement de ces études serait vers la fin de l'an 2000.
Station Touristique de Bekalta
Situation
Programme
Etat d'avancement des études
- A Ras Dimas ;- Comprise entre le port de pêche et les salines de Bekalta ; - Agrémentée par une flèche de sable (Jazira) d'une superficie de l'ordre de 150 ha et d'une zone archéologique de grande importance historique ; - D'une superficie de l'ordre de 100 ha ;
- Un produit touristique répondant aux attentes de la population et satisfaisant les besoins de la clientèle internationale;- Cinq unités hôtelières dont un Club Med ;- Quatre unités résidentielle pour le tourisme national ;- Un Montazah (parc) ;- Des équipements d'animation.
- Les études d'aménagement sont en cours d'élaboration au niveau de la variante de synthèse ;- Les études d'impact sur l'environnement confiées au B.E. Audit Environnemental sont en cours ;- Les études d'infrastructure sont en cours.
Station Touristique Ecologique Sidi Founkhal-Kerkennah
Situation
Programme
Etat d'avancement des études
- Aux îles Kerkennah ;- Une presqu'île dans le prolongement de la ville de Ramla ;- Dans une symbiose entre la mer et la terre, paysages assez variés;- Dépaysement et calme ; - Un produit diversifié original de qualité et en harmonie avec la fragilité de la zone ;- Dans une superficie de 90 ha.
- Capacité d'accueil de l'ordre de 2500 lits hôteliers sous forme de trois villages de vacances;- Une unité résidentielle ;- Quelques centres d'animation et de loisirs naturels adaptés au milieu utilisant en symbiose la mer et la nature ;
- Groupement de bureaux d'études DIRASSET, URAM et Maghreb Etudes;- Les études d'impact et d'aménagement sont en phase finale ; - Le dossier d'infrastructures est transmis aux départements techniques pour étude et avis ;- Une option est octroyée à SEDATS sur toute la zone, en tant que promoteur général.
Station Touristique de Chaffar
Situation
Programme
Etat d'avancement des études
- Entre la ville de Sfax (25 km) et celle de Mahres (6 km) ;- Littoral réputé pour ses belles plages et la zone forestière ;- Intègre le village estival de Chaffar qui se trouve au milieu de la zone touristique ;- D'une superficie de 190 hasur deux pôles, au nord et au sud du village, dont 60 ha de fôret aménagée ;
- Capacité d'accueil 3000 lits environ, reparties sur quelques unités hôtelières et résidentielles ;- Un terrain de golf de 70 ha ;- Des équipements d'animation et de loisirs balnéaires et de commerces répondant aussi bien aux attentes d'un produit touristique familial envisagé de part et d'autre du village et satisfaisant ainsi les besoins de la clientèle internationale ;
- Bureaux d'études :§ DIRASSAT pour l'aménagement,§ URAM pour les études d'impact;- Les études d'impact et d'aménagement pour la partie réservée au tourisme national, au stade final, sont en cours d'approbation par les autorités concernées
Haut de la page
Jeudi, 15 septembre 2005 Le Président Ben Ali s'informe de l'état
d'avancement des projets de Sousse-Nord et Hergla
Garantir l'harmonie et la complémentarité entre les différentes composantes de cet important projet touristique
Le Président Zine El Abidine Ben Ali s'est intéressé, en recevant M. Foued Daghfous, Président Directeur Génaral de la Société d'études et de développement de Sousse-Nord et de la Société Hergla, à l'état d'avancement de la réalisation des programmes de cette entreprise et à ses projets d'avenir.
Dans ce contexte, le Chef de l'Etat a pris connaissance des maquettes du projet d'aménagement de la station touristique de Hergla et des dispositions prises pour garantir l'harmonie et la complémentarité entre les différentes composantes de cet important projet touristique, en tenant compte des caractéristiques environnementales de la région.
Le Président de la République a recommandé de parfaire la préparation de la mise en oeuvre des différentes phases du projet, afin d'en assurer la réalisation dans les meilleures conditions et dans les délais fixés.
 
zone touristique intégrée d'Hergla, implantation projet, état des lieux 02.2006
Par ¤¤¤ - Publié dans : tourisme
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Images aléatoires

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus